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Publié : 13 septembre 2014

Ostéo4pattes,

http://www.revue.osteo4pattes.fr

Revue d’ostéopathie comparée, rassemblements d’ostéopathes, édition de contenu sur l’ostéopathie, rencontres annuelles d’ostéopathie.

  • Chant diphonique Niveau 2 (09)

    30 mai, par Ostéo4pattes-Vetosteo
    - Formations et stages
  • Ostéopathie et MTC

    29 mai, par Ostéo4pattes-Vetosteo —
    IL n'est pas rare d'entendre dire que l'ostéopathie et la médecine traditionnelle chinoise (MTC) sont liées .... sœurs, cousines .... Oui, mais comment ! En fait chacun qui aura étudié les deux aura fait son propre syncrétisme et aura sa propre perception du mélange. Personnellement, j'ai tendance à penser que l'ostéopathie c'est plutôt la géographie et que la MTC plutôt l'histoire d'un corps. Je me propose sur deux jours de donner quelques clés de médecine chinoise et du lien avec l'ostéopathie telle que je le conçois ... Ce stage convient à quelqu'un qui exerce l'ostéopathie animale ou humaine (plutôt façon tenségrité) et qui ne connait pas la médecine chinoise mais s'y intéresse dans son lien possible avec sa pratique. Le stage : Intervenant : Patrick CHENE à Montjoie, en Ariège (09) 28 & 29 Aout 2017, suite aux rencontres Mains & Sons (Thérapies manuelles et chants V - 2017) Demandé par l'OAE, il convient de contacter Amélie Gardelle pour les renseignements et l'inscription : amelie.gardelle chez gmail.com
  • 118 - Antibiorésistance ?

    26 mai, par Ostéo4pattes-Vetosteo
    Un hongre frison est emmené dans notre ferme de soins ostéopathiques pour accompagner « autrement » une prescription d'un mois donnée dans une clinique dédiée au cheval. Ce cheval F a fait une obstruction œsophagienne suivie d'une fausse déglutition il y a un peu plus d'un mois, s'en est suivie une forte infection des sinus et des poumons qui ont très fortement mis en jeu le pronostic vital de ce cheval de 16 ans. Les soins intensifs prodigués ont permis au sens propre de rattraper la vie de F et lors des différents examens, il a été isolé la bactérie jugée responsable de l'infection pulmonaire qui n'est sensible qu'au chloramphénicol. Tout de suite, vous voyez le problème : le chloramphénicol étant interdit, la prescription antibiotique fournie pour un mois n'est qu'un pis allé et aucunement satisfaisante ni au regard de l'efficacité rationnelle, ni du problème d'antibiorésistance qui enfle dans l'actualité. Après un mois de clinique, F arrive à la ferme avec un bon 39 dépassé quasi permanent, une toux profonde, un jetage assez abondant et d'une odeur douteuse. La dernière échographie avait montré des abcès pulmonaires à profusion dont le volume générait sûrement l'engorgement lymphatique sternal observé. Personne ne sait à ce moment-là la suite de l'histoire tant tout parait branlant et le traitement instauré plus symptomatique qu'étiologique. Les propriétaires pensent qu'une approche différente pourrait aider à basculer dans le sens de la guérison. Aussi nous allons avoir ici une approche de médecine intégrative qui inclura un peu de médecine vétérinaire habituelle, de l'ostéopathie, de l'aromathérapie. Voici un résumé des concepts et traitements mis en route, mais qui demandent l'effort voire la nécessité de penser autrement. Le traitement antibiotique sera conservé 5 jours sur le mois prescrit, juste pour assurer la transition dans une situation de stress (Transport, changement de lieu, dromadaires dans le paddock voisin) puis arrêté : rationnellement il ne touche pas le germe incriminé et dans ce cas, la priorité est de renforcer l'immunité plutôt que de continuer à détruire le microbiote sans raison objective. De tous les autres traitements symptomatiques des bronches, seul la N-acétyl cystéine sera conservée pour fluidifier les sécrétions. C'est mon choix de vétérinaire : je compte sur l'observation, les traitements ostéopathiques, aromathérapiques et l'alimentation pour gérer le cas. L'ostéopathie, celle qui utilise la tenségrité cellulaire (in extenso qui pense cyto-squelette et mécano-transduction avant de penser chimie cellulaire) met en évidence sur F une forte anomalie de la tension de la moelle épinière sur un dos qui est ensellé depuis de nombreuses années. Cet ensellement (ici à 6 ans sur la photo) n'est pas un détail car l'expérience clinique nous a montré que ce qu'on appelle la neuro-immunité dépend de la tension physique de la moelle (comme un fil dans un collier de perles) et que de moduler cette tension permet de réguler l'immunité globale dans une certaine mesure. Et c'est ainsi que l'on a accès à des traitements de pathologies comme l'emphysème ou la DERE, dont le traitement devient alors très facile. Cette même ostéopathie de la tenségrité notera une forte tension sur la loge viscérale thoracique (on s'en serait douté) mais aussi sur la sphère abdominale et le gros intestin (GI) en particulier, ce dont ne s'étonnera pas quelqu'un qui connait la médecine traditionnelle, laquelle enseigne que poumon et GI sont inextricablement liés. Ce qui signifie dans ce cas que l'on n'aura accès au poumon qu'en soignant le gros intestin (ostéopathie et soin au microbiote). Il recevra sur un mois une dizaine de soins ostéopathiques durant lesquels sera suivie l'évolution des tensions : résolution rapide de la tension médullaire avec effet immédiat sur l'ensellement et nous l'espérons sur l'immunité. Effet immédiat sur les tensions digestives qui disparaissent en quelques jours et effet plus lent sur le poumon en 10 jours environ. L'hypothèse de travail est que la pathologie pulmonaire a été d'une grande gravité d'abord et avant tout parce que cet ensemble (moelle, GI, poumon) était perturbé de façon quasi asymptomatique depuis longtemps. Pour l'aromathérapie, le traitement est à base de lavande : 12 gouttes matin et soir sur un crouton de pain. La lavande parce qu'avant d'être antiseptique cette huile est immunostimulante et par voie orale et non par inhalation parce que les composés volatils s'évaporent depuis le sang vers toutes les alvéoles alors que la présence de pus dans les bronchioles, de mon point de vue, rend moins efficace la voie aérienne. Au bout de 15 jours la lavande est remplacée par l'estragon (7 gouttes matin et soir sur du pain) encore moins antiseptique et plus immunorégulateur. Puis plus rien sur la fin du mois de soin. Côté alimentation, F est habitué à beaucoup d'herbe et des rations riches en glucides, et dans un premier temps, n'accepte que l'herbe riche et verte de printemps. Il accepte peu le foin et encore moins le foin mouillé et légèrement fermenté (24H dans de l'eau déjà ensemencée) riche en probiotiques. Pourtant les glucides bloquent les récepteurs du gout à l'amertume qui, en même temps qu'ils servent à repérer l'amertume, stimulent l'immunité des muqueuses (IGA, fonctionnement des cils muqueux). Nous insistons donc et un compromis sera trouvé avec F : 1/3 de floconné fibreux qu'il apprécie avec les bouchons de foin sans mélasse, le tout mélangé à de l'eau riche en probiotiques. F finira par bien accepter le foin sec. Au bout de 10 jours de présence et de soins, il est évident que F est tiré d'affaire : il tousse beaucoup moins, les écoulements nasaux sont peu fréquents et d'une meilleure odeur, l'œdème du sternum a disparu. Et au bout d'un mois il va très bien et repart chez lui. (Photo prise de retour dans son pré ; merci à sa gardienne) La description rapide de ce cas n'est pas là pour savoir qui a fait quoi pour F : les deux façons de penser et traiter la pathologie ont pour moi été importantes et nécessaires, et je suis bien conscient d'avoir pris un train en marche déjà bien tenu fermement sur ses rails par toute une équipe à saluer. Mais ce cas amène de fait à se pencher ensemble sur les problématiques très actuelles que notre profession ne peut éluder : La place des médecines complémentaires dans l'arsenal médical ne devrait plus être une anecdote qui fait sourire certains mais elle devrait faire partie intégrante du diagnostic de première intention : dans le cas de F, l'ensellement ancien, la tension intestinale et la ration riche en glucides (problèmes d'immunité) étaient, nous l'avons vu, prépondérants pour comprendre la gravité de l'infection ; introduire ces concepts dès le départ auraient assurément permis d'économiser temps, énergie, médicaments, argent … Prescrire sur le long terme (deux mois) un antibiotique supposé non efficace sous prétexte que l'antibiotique qui serait efficace est indisponible, en raison de notre mode de pensée qui a rendu automatique la prescription antibiotique en cas d'infection, ajouté au manque de conceptualisations différentes, est d'abord peu scientifique et pose, de mon point de vue, un questionnement fondamental quant aux phénomènes d'antibio-résistance et vis-à-vis de notre part de responsabilité collective. Enfin, une des problématiques soulevées récemment sur la motivation de nos jeunes (dont 20% abandonnent la pratique diplôme en poche) me semble provenir de ce même constat : l'équation douleur = anti inflammatoire et l'équation infection = antibiotique sont par trop simplissimes, et nous mettent de surcroit à la merci de la législation et de l'industrie pharmaceutique, faisant de nous de sages exécutants sans grande perspective intellectuelle. Pourtant, je ne sais pas pour vous qui avez lu le résumé du cas ci-dessus mais en ce qui me concerne, j'ai grand plaisir à participer à la résolution, avec peu de moyens, de cas « graves » en utilisant des concepts prétendument « hors des données actuelles de la science », et pour moi, ce plaisir est sans aucun doute consubstantiel de l'envie ou non d'exercer de nos jeunes … à méditer.
  • Encyclopédie d'Ostéopathies Comparées : Tome 8

    22 mai, par Ostéo4pattes-Vetosteo
    Le Tome 8 est chez l'imprimeur, il sera disponible fin juin pour les rencontres, et la semaine suivante par la poste, vous pouvez d'ores et déjà le commander : encyclopedie_4pattes Fiches_T8 €48,00 EUR Un de nos buts en créant Notre réseau de praticiens (150 à ce jour) a toujours été de finir par rédiger un ouvrage collectif, tant les quelques publications sur l'ostéopathie animale sont soit trop généralistes soit trop "partiales" Cet ouvrage fait par chacun, par petites touches dépassera le stade de la simple généralisation. Ce livre je le voyais relié, épais, avec toute une organisation pour arriver à dire un jour...c'est fait, corrigé et bien fait. █ Un recueil de fiches Mais cela aurait été dans trop de temps (patience versus impatience) et puis la forme figée du livre ne convient pas à cette matière en mouvement perpétuel qu'est l'ostéopathie, au foisonnement de sensations et d'idées que nous côtoyons. L'une de nous Catherine Thomières a eu l'idée de fiches. Révélation...le voilà l'ouvrage qui se crée petit à petit. Plus besoin d'attendre dix ans pour avoir l'énergie de faire chacun son chapitre complet.... Ces fiches reprennent petit à petit tout ce qui a été publié jusque là, sans souci d'exhaustivité, de redondance, ce n'est qu'au cours du temps que nous songerons (peut-être !) à mettre un peu d'ordre ou à boucher les trous. Bien sûr ce sera plus fouillis moins complet et il y aura des points de vue très différents voire des contradictions. Mais c'est bien dans cet esprit là que nous sommes : Ne pas édicter une norme mais de catalyser un foisonnement d'idées. Et puis il sera toujours temps un jour de fixer les choses dans un vrai livre, mais le parfum en sera déjà là et cela mobilisera sans doute mieux en le distribuant en continu... Cette idée de commencer tout de suite par quelque chose qui progressivement prend une forme non décidée au départ me plait beaucoup. Et ce ne sera jamais fini, toujours en devenir : une idée intéressante n'est ce pas ? Cela se présente sous la forme d'un classeur de fiches. Impossible de prévoir la quantité produite et la cadence... Même si depuis 8 ans nous avons assuré une production d'un tome de 40 fiches chaque année. █ Votre avis, vos écrits, Les auteurs... Quand vous aurez dans les mains le tome 8, il est bien entendu que nous accepterons vos commentaires, vos critiques... Nous attendons aussi votre vision de l'ostéopathie, vos expériences. Vous êtes tous invités à participer d'une manière ou d'une autre. Pour les sites, pour la revue, pour les fiches, pour les encarts de la semaine, pour la bibliothèque, nous avons besoin de tous vos écrits : techniques ou pas, pointus ou pas, ostéopathes ou pas, vu par un praticien ou un client, réaction ou action.... Pourvu que l'on tourne autour du corps, de l'ostéopathie, de sa philosophie, tout texte même bref, même poétique, même à fignoler est le bienvenu. Mais.... L'ostéo4pattes qui existe depuis 14 ans ne compte que sur ses abonnés pour tenir la route financièrement. Il n'est pas encore question de rémunération d'auteur. Toutefois, les finances étant meilleures que ce qu'elles furent, il est proposé de donner à chaque auteur un bon de réduction forfaitaire par page A4 (environ 500 mots) et par édition (Internet, revue, fiches, livre, Réédition, etc … A faire valoir sur ses propres achats (abonnements, ouvrages, rencontres) ou à offrir pour faire connaître nos éditions. L'Ostéo4pattes fonctionne malgré tout d'abord et avant tout sur un mode coopératif.... Les auteurs ne sont en aucun cas obligés de s'abonner à la revue ou aux sites. Mais il est bienvenu de le faire, les formules d'abonnement sont maintenant nombreuses et adaptées à tous depuis l'abonnement papier seul à l'abonnement aux sites. █ Production confidentielle.... Pour arriver financièrement à nos fins, il ne faut pas compter ni sur un laboratoire pour lequel on ne vend pas les produits, ni sur un mécène que je n'ai pas encore trouvé.... Mais sur nous collectivement. L'ostéo4pattes et ses fiches vit de ses abonnés. Les 150 abonnés aux sites (soutien & étoiles) financent tous ces projets éditoriaux qui ne pourraient pas exister sinon, merci à eux et merci à vous qui songez à nous rejoindre pour aider l'écriture de l'ostéopathie comparée, pour écrire vos lignes …. Des rencontres, des livres, un agenda, la revue....Et puis tout ce qui viendra ensuite et aura trait à l'ostéopathie ou aux médecines apparentées. █ Bonne lecture… !! Voici que nous en sommes au 8 ième … une vraie encyclopédie de l'ostéopathie comparée ! Ce tome poursuit l'hélice du Nautile entamée il y a 8 ans, toujours issue des expériences et idées de praticiens …. En effet nous souhaitons par choix garder la forme « construction permanente d'une matière qui n'est pas figée ». D'aucuns y verrons un manque d'ordre et de finitions … nous y voyons impermanence, modelage et remodelage d'idées, de concepts dont la vérité nous échappera toujours et toujours en deçà de la réalité … une façon de se déconstruire et de se reconstruire en permanence, de se renouveler pour de meilleurs soins dans le cadre d'une vie qui coule entre nos mains …. J'ai pris énormément de plaisir à relire ces textes, j'espère que vous en prendrez autant à les découvrir ou à les redécouvrir. Une des fiches à télécharger : Le sommaire : Offre promotionnelle jusqu'au rencontres : les 8 tomes au prix de 400 € avec frais de port offerts. encyclopedie_4pattes Fiches_collection €400,00 EUR Le reste de vos commandes sur la page du catalogue : Catalogue de l'Ostéo4pattes
  • 44B - Sommaire (61 - mai 17)

    20 mai, par Ostéo4pattes-Vetosteo
    Sommaire Editorial/Libre expression Agenda/Annonces Réflexions Actualités du 4pattes VOS Actus Presse La dépêche, Vetofocus Biblioboutik Article(s) abonnés ou tout (...) Editorial/Libre expression [1] Et voilà ... ils sont parus in extremis avant un éventuel changement d'orientation gouvernementale ! Après une gestation longue et sulfureuse voici trois textes (à lire en ce début de numéro) auxquels on a assigné le rôle de donner un cadre à l'exercice de l'ostéopathie animale .... • Ils donnent la part très belle à l'ordre des vété-rinaires, l'ordonnance leur donnait la gestion de la liste des ostéopathes non vétérinaires, mais le ministère de l'agriculture va plus loin avec ces textes : l'ordre et le monde vétérinaire in fine décident qui y rentre, le jury n'étant pas paritaire. • Les écoles d'ostéopathies peuvent donner un diplôme, il ne sert à rien en tant que tel, un examen aura lieu derrière, peut être facilité avec tel ou tel diplôme, mais rien ne le laisse présager. Examen Payant à noter au passage. • Les praticiens en exercice depuis plus de 5 ans ont un examen allégé, mais un examen quand même, cela aurait pu être un examen de dossier gratuit, comme nous l'avions eu en ostéopathie humaine en 2008 . Une Fois posés ces prémices (le monde vétérinaire décide, les écoles sont les oubliées du système, tous les prétendants passent un examen) considérés comme bons ou mauvais selon qui les regarde, le texte est logique, cohérent ... Mais, comme souvent tout cela dépendra de la philosophie sous tendue et comme dans le livre de « Justine et la pierre de feu » que nous venons de lire ce soir aux enfants, il y a deux fins possibles, cela peut se terminer bien ou mal : • tout le monde réagit avec bienveillance et intelligence dans l'affaire, les portes sont là, fermes mais constructives et ouvertes et il est probable que le système fonctionne malgré les ronchons de service qui tenteront de passer outre. • Au contraire, des idées trop souvent entendues dans le monde vétérinaire qui globalement ne sait pas où placer l'ostéopathie dans une équipe de soin, qui pensent qu'il n'y a pas de place pour plus d'un ou deux ostéopathes animaliers par département, finissent par triompher, alors .... un portail rigide, ressenti comme injuste sera comme un chiffon rouge qui n'apportera rien de bon. Mais cela, l'avenir le dira ... PatrickChêne Agenda/Annonces Agenda Petites Annonces Réflexions [2] : Actualités du 4pattes : 12 ièmes Rencontres d'ostéopathie Comparée 2017 Autour des rencontres 2017 Décret Compétence. Décret Déontologie Arrêté Compétence VOS Actus [3] : Presse : - La dépêche, Vetofocus [4] : Messieurs les vétérinaires sont fortement invités à présenter des textes à publier dans les prochains numéros de la dépêche selon le format habituel : La Dépêche Vétérinaire Biblioboutik [5] : http://biblioboutik-osteo4pattes.eu... Article(s) abonnés ou tout public [6] : 44B - L'ostéopathie appliquée aux mammifères marins. 44B - Une Histoire parmi quelques autres ... 44B - Lylas et sa cystite idiopathique : l'ostéopathie ne peut pas tout résoudre… 44B - Dunne : le cervelet qui démange Un extrait du Numéro sur le net : Et puis l'agenda 2017 ( Un clic sur la photo pour pouvoir le commander) : [1] Chacun est invité à utiliser cette petite plage de texte pour écrire ce qui le démange à propos d'ostéopathie ou bien de vie ... De même, la photo de couverture est une de vos photos à laquelle vous désirez donner une seconde vie ! [2] Toute réflexion sur la vie, la santé, l'ostéopathie est recevable ici, pourvu qu'elle respecte les autres façons de penser [3] Nous ne réalisons pas un travail de journaliste en quête d'infos sur le sujet, vous êtes invités à être pro actifs et donc à nous présenter vos événements et actualités sur l'ostéopathie animale [4] Ces textes courts sont des cas cliniques ou des précisions spécialement écrits pour être publiés dans la dépêche vétérinaire, ce sont essentiellement que nous essayons de traduire dans plusieurs langues. Vous pouvez bien sûr en écrire et/ou produire des traductions selon votre désir de faire. [5] Regrouper dans ce site toutes les ressources pour un travail et une réflexion ostéopathique est du ressort de chacun d'entre nous, vous pouvez porter à notre connaissance les ouvrages, thèses, mémoires, textes papier ou Internet. [6] Tous vos textes sont les bienvenus quelque soit leur forme, leur façon de penser l'ostéopathie, le seul critère d'inclusion pour avoir un texte dans le 4pattes est votre envie de participer qui doit être plus forte que votre inertie ou votre manque d'intérêt pour le projet ! L'ostéo4pattes est une revue collaborative qui fonctionne sur le bénévolat, votre aide y compris financière pour un abonnement est la bienvenue : S'abonner N'oubliez pas, les rencontres de juin sont en préparation maintenant, le meilleur moment pour échanger sur l'ostéopathie comparée (homme ou animale) en toute simplicité. Vous êtes cordialement invités à y participer : 12 ièmes Rencontres d'ostéopathie Comparée 2017 contact, renseignements, apports pour la revue : redaction chez osteo4pattes.eu Partenaire : http://www.marcopolo-direct.com/hom...
  • 44B - L'ostéopathie appliquée aux mammifères marins.

    20 mai, par Ostéo4pattes-Vetosteo
    Cet article aborde l'apport complémentaire de la pratique ostéopathique dans le cadre des soins vétérinaires prodigués aux mammifères marins. L'ostéopathie est une discipline actuellement en pleine expansion, reconnue par l'Ordre des Vétérinaires. La demande des propriétaires d'animaux de compagnie, des éleveurs ainsi que des centres de réhabilitation de la faune sauvage concernant les oiseaux est croissante. Elle fait donc de plus en plus fréquemment partie de la prise en charge vétérinaire. Cependant, elle est actuellement assez méconnue dans le domaine des mammifères marins et il n'existe, à notre connaissance, pas de littérature à ce sujet. L'ostéopathie permet, dans de nombreux cas, d'aider à la revalidation et à une meilleure récupération post-traumatique. Notre pratique nous a amené à réaliser à plusieurs reprises, des séances dans des centres de sauvegarde de la faune sauvage (Hegalaldia (Ustaritz), centre CREAVES (Templeuve-Belgique), Parc'Ours (Borce)), notamment sur différents rapaces (vautours fauves, buses,…) ainsi que sur des petits mammifères comme des hérissons ou encore dans un parc associatif sur des chevreuils, un alpaga,…. Dans cette optique, de réhabilitation, nous avons voulu voir comment nous pouvions, de la même façon, utiliser l'ostéopathie comme une aide pour la revalidation de mammifères marins. En effet, la présence de mammifères marins, que ce soit des cétacés ou des pinnipèdes, ainsi que le nombre d'échouages importants est souvent méconnue. Les principales espèces s'échouant sur les côtes françaises depuis 1900 sont, pour les Cétacés (par ordre croissant d'abondance dans les échouages et les observations) : le Dauphin commun (Delphinus Delphis) (74% en Atlantique), le Marsouin commun (Phocoena phocena), le Dauphin bleu et blanc (Stenella coeruleoalba) (71% en Méditérannée), le Grand dauphin (Tursiops truncatus), le Globicéphale noir (Globicephala melas), la Baleine à bec de Cuvier (Ziphius cavirostris), le Dauphin de Risso (Grampus griseus), le Rorqual commun (Balaenoptera physalus), le petit Rorqual (Balaenoptera acutorostrata) et le Grand cachalot (Physeter catodon). La majorité des échouages ayant lieu au niveau de la façade atlantique (largement supérieur par rapport à la méditerranée et aux DOM-TOM) (Van Canneyt O. in Ruys & Soulier, 2013) On recense également un grand nombre de phoques gris et de phoques veaux marins. Ces animaux, jeunes et adultes sont pris en charge par différents centres qui ont vocation à les soigner et à les réintroduire dans leur milieu naturel. (Chartrin 2005 – Rougelin 2012) La majorité des animaux (phoques) arrivant dans les centres de soins sont des juvéniles, âgés de quelques jours (cordon ombilical encore présent) ou pour la plupart de quelques semaines et sont souvent amaigris (environ 15-20kg au lieu de 45kg en post-sevrage). Ils sont relâchés quand ils ont atteint un poids d'environ 30kg pour les phoques veaux-marins et 40kg pour les phoques gris. Les animaux sont donc gardés plusieurs semaines, cela provoque une imprégnation par l'homme mais des tentatives de relâcher de phoques plus légers et donc plus précoces ne sont pas concluantes. (Chartrin, 2005). Evolution d'un jeune phoque veau marin dans un centre de soin. De l'échouage (<48h) jusqu'au relâcher (67j). Les mammifères marins se retrouvent également dans différents parcs zoologiques français comprenant ou non un espace pour la réhabilitation de certaines espèces. Les pinnipèdes sont les mammifères marins les plus représentés dans les parcs. Grâce à la précieuse collaboration du centre Nausicaa, se trouvant à Boulogne-sur-Mer, 5 Otaries de Californie (Zalophus californianus) ont pu être examinées en ostéopathie. C'est donc sur cette espèce que nous avons choisi d'orienter notre travail, même si elle se retrouve peu à l'état sauvage sur nos côtes. Objectifs : Parmi les différents objectifs de ces observations, le premier était d'appréhender l'approche de travail avec des mammifères marins. L'ostéopathie est un art du toucher classique, du toucher fin et de la perception. Une compréhension parfaite de l'anatomie, de la physiologie est essentielle pour une bonne prise en charge globale de l'animal que l'on examine. Toutes les variations en comparaison à nos mammifères terrestres ne pourront pas être détaillées dans cet article mais n'hésitez pas à vous reporter au mémoire concernant ce sujet pour de plus amples informations ! Une attention particulière était également portée sur leur comportement, par le biais de discussions avec le personnel ainsi qu'en les observant et en apprenant par leurs réactions comment interagir avec elles pour qu'elles soient les plus réceptives possibles à une séance d'ostéopathie. Ces séances ont également permis d'établir un « référentiel » de ressenti. Selon l'espèce examinée en ostéopathie, le ressenti dans les mains est très différent. Suite sur ce lien pour les abonnés aux sites : 44B - L'ostéopathie appliquée aux mammifères marins. Et oui, désolé, pour vivre l'ostéo4pattes a besoin de l'énergie de tous y compris financière, c'est grâce à cela que l'ostéo4pattes fête ces douze ans cette année, aussi, pour lire ce que le réseau a produit, nous vous demandons de participer... S'abonner à la revue simplement ( ne permet pas de lire les archives internet) ou aux sites de l'ostéo4pattes (minimum abonné de soutien) et l'accès à toutes les archives est libre : S'abonner Sommaire de ce numéro : 44B - Sommaire (61 - mai 17)
  • 44B - Une Histoire parmi quelques autres ...

    20 mai, par Didier Schmitt
    Une histoire parmi quelques autres. Sans prétention, c'est notre quotidien à tous. Le chien D. est une belle Braque femelle agée de 7 ans. • Premier examen : Mai 2015 Elle boite d'un antérieur (G), et à subit un Scanner de l'épaule. Cf document.joint). Pas d'antécédents d'accident, le propriétaire ne chasse pas, pas de jeux avec autres chiens ou avec balle. D'autre part le chien présente des crises nerveuses régulièrement espacées de 4 à 6 semaines depuis l'âge de 1 an. Aucune cause déclenchante n'a été identifiée, crises diurnes ou nocturnes, sans phases d'angor, récupération assez rapide après (une quinzaine de minutes Cf fiche d'examen N°1 A cette période je suis en pleine recherche de mon étalonnage de la FTM, je suis ravi de trouver que « c'est tendu » !! L'analyse du cas m'amène à suspecter un déséquilibre du fonctionnement cranio sacré acquis très jeune, voire depuis la naissance (le chien n'a jamais vu d'ostéo4pattes !), aboutissant à cette boiterie de l'antérieur Gauche (potentialisation de l'effet report de poids vers l'avant ) Cette dysfonction peut être aussi la source des crises nerveuses. (Tous les critères de l'épilepsie essentielle ne sont pas réunis). Le premier traitement a été réalisé sur deux niveaux (pour faire schématique, puisque les deux niveaux sont interdépendants et quand on est sur le plan mécanique les infos vont passer sur le plan énergétique par information immédiate de l'eau tissulaire. (et inversement) Le cas est lourd, et donner les informations de régulation, harmonisation aux deux niveaux séparément ne peut que renforcer les auto corrections de l'organisme) Donc 1. Régulation TGO du bout du nez au bout de la queue, et oui c'est ça les laborieux !, harmonisation de la respiration cranio sacrée, ET régulation suite contrôle des mobilités viscérales. 2. L'analyse « énergétique » des crises nerveuses : elles sont considérées comme une rupture de l'équilibre Yin-Yang , l'Eau ne retient plus le Feu, le rein ne contrôle plus le cœur dont l'énergie s'agite avec du vent interne ayant souvent pour origine le Feu du Foie. D'autre part la typologie de la chienne est Bois très bonne tonicité, grande réactivité à l'environnement sans hyper agitation (c'est un braque !) Le traitement consiste à rééquilibrer le Yin-Yang, et l'individu dans ses paramètres spatiaux  traitement des : Vaisseau gouverneur et vaisseaux conception + points clés des merveilleux vaisseaux Yin enfin remonter le Yang des reins. Remarque : il faut noter la superposition des actions (les deux niveaux) : • régulation cranio sacrée et les points du vaisseaux gouverneur en particulier VG. 14 et Bai hui (cent réunion caudal ou VG2bis) • régulation viscérale amène l'harmonisation du Foie organe et Foie énergétique. Les points utilisés , aiguilles sèches, Baihui , VG 20, VG16,VG14, Hors Méridien point de tension sur sus épineux à Gauche (10IG ou trigger point ?) 6R bilatéral, 3R bilatéral, VC12, VC6,VC7.(rappel :ces trois derniers points du vaisseau conception gèrent la bonne circulation de l'énergie dans la partie profonde et nourricière du corps ) On est au mois de mai le drainage de printemps est nécessaire avec de l'Expuryl (par exemple, ou tout autre préparatiojn de phytothérapie) La prescription de collagène (flex tonic ND) pour la cicatrisation tissulaire. Remarque sur les anticonvulsifs , voir ordonnance du véto traitant Crisax (8/jour) Nota Bene : Le Pexion n'est pas toléré par la chienne. Deuxième examen novembre 2015 Ne boite plus Pas de crise depuis Mai (mais toujours 8 crisax/jour) Gardénalemie correcte avec ces doses. (remarque le comportement général de la chienne n'est pas affecté par ces doses) de nouvelles tensions sont apparues à gauche , la chienne montre une latéflexion globale gauche, semblant s'enrouler autour de son ovaire gauche… ( pas de commémoratifs particuliers pré et post opératoire suite stérilisation.) Suite sur ce lien pour les abonnés aux sites : 44B - Une histoire parmi quelques autres Et oui, désolé, pour vivre l'ostéo4pattes a besoin de l'énergie de tous y compris financière, c'est grâce à cela que l'ostéo4pattes fête ces douze ans cette année, aussi, pour lire ce que le réseau a produit, nous vous demandons de participer... S'abonner à la revue simplement ( ne permet pas de lire les archives internet) ou aux sites de l'ostéo4pattes (minimum abonné de soutien) et l'accès à toutes les archives est libre : S'abonner Sommaire de ce numéro : 44B - Sommaire (61 - mai 17)
  • Réflexions cartesiennes d'un Ostéopathe des Mammifères au sujet du principe vital en médecine

    4 mai, par Erich Degen
    CONFÉRENCE À TROIS VOIES : La voie du marcheur, la voie du rebelle (en Italique), la voie du professeur (En Gras). J'ai de la chance… j'ai même beaucoup de bol, parce que j'ai deux casquettes… et grâce à ces deux casquettes, j'ai eu la chance de recevoir deux magnifiques tartes à la crème. Ma première casquette, c'est celle de vétérinaire, et en tant que vétérinaire, voici la tarte que, très jeune, j'avais à peine plus de vingt ans, j'ai prise dans la figure : « Ah ! vous êtes vétérinaire ! oh mais, c'est très difficile ça, beaucoup plus que médecin, parce que les animaux hein !? ils ne parlent pas ! » … innocent mais déjà rebelle aux préjugés, je grommelais souvent en guise de réponse : « Ouais, mais comme ça leur évite de dire des conneries ! » … j'ai appris depuis et compris que, bien entendus, les animaux parlent, mais pas avec nos mots, il suffit de chercher à les entendre vraiment, et ça tombe bien pour moi, car c'est là tout l'apanage des vétérinaires, non ? … Deuxième casquette, c'est celle d'ostéopathe, et en tant qu'ostéopathe, j'ai reçu une plus belle tarte encore, avec une cerise sur la crème, miam, et ça disait : « L'ostéopathie ? oh ! c'est très très bien, mais moi je n'y crois pas, vous comprenez !? moi je suis cartésien ! » … celle-là, j'ai mis quinze ans à sucer la cerise et la digérer, parce que spontanément j'avais juste envie de répondre : « Ouais, eh bin moi ! c'est justement parce que je suis cartésien que je suis ostéopathe ! » … et que je sentais bien que cette réponse aurait été un peu courte, un peu trop vindicative aussi, or depuis mes jeunes années de vétérinaire, grâce à l'ostéopathie justement, j'avais appris la patience … et la Paix. Le temps de cette conférence sera donc entièrement occupé par une explication de cette courte réponse, en résumé : « je fais de l'ostéopathie et je suis cartésien ! ouais et alors ? y a un problème ? » et si je me trouve à raconter tout ceci devant un public profane ou presque, ce n'est pas faute d'avoir essayé de le dire à mes collègues, mais vous savez ce que c'est ? Ici, en France, dès que vous avez deux casquettes, on vous soupçonne d'avoir la grosse tête et ça le fait pas … alors, après en avoir parlé aux vétérinaires, aux ostéopathes, aux vétérinaires-ostéopathes même, et n'avoir récolté au mieux que des sourires protecteurs ou amusés, ce dont je les remercie bien ; après avoir enseigné l'ostéopathie comparée à des jeunes vétérinaires puis à des jeunes ostéopathes, et là, ça n'a été que du bonheur, tant l'écoute et le plaisir partagés étaient le plus souvent au rendez-vous, mais, mon souci, voyez-vous, c'est que, ces élèves, gavés dans la salle juste à côté par la vision dogmatique de la Médecine moderne, est-ce que je ne les embrouillais pas avec mes idées d'un autre âge ? bref ! après avoir fait tout cela, je vais faire ici ce que je fais quotidiennement avec les humains et les animaux qui passent me voir pour que je les soigne, je vais tenter de faire apparaître pour votre plus grand profit ce que m'a enseigné la pratique cartésienne de l'ostéopathie avec les mammifères depuis vingt-cinq ans. Tout en sachant que je risque de perdre du monde tout de suite en faisant si fort référence à René Descartes … c'est qu'il n'a pas super bonne presse, pépère, ce qui n'empêche que l'adjectif le rappelant, cartésien, soit utilisé à tort, à travers et le plus souvent de façon positive … tempis, tanmieux, je ne crains rien car je vais compter ici sur votre curiosité et sur votre absence d'a priori. Finalement, il faudra examiner d'un peu plus près la seconde tarte à la crème dont je parlais juste avant. Elle peut nous en apprendre beaucoup, car … qu'est-ce que veut donc dire et dit celui qui dit : « je ne crois pas à l'ostéopathie parce que je suis cartésien » ? Pour préciser d'où je me place quand je discute de ça, je vais vous raconter tout le chemin parcouru depuis l'École Vétérinaire. En 1983, donc, j'en sors enfin. « Enfin », car ça n'avait pas été un passage glorieux ni riant, euh… on peut dire ça comme ça. À Maisons-Alfort, j'avais été choqué, mais plus par la façon, péremptoire, de nous dire les choses que par les choses elles-mêmes qu'on nous avait apprises. J'étais alors aussi jeune et rebelle que naïf, et j'étais loin de me douter de ce qui allait suivre. J'en ai juste eu un échantillon durant les cinq années où j'ai exercé sincèrement mon métier de vétérinaire. À cette époque, ma vie se situant à Paris, j'étais vétérinaire de ville. Là, je me suis trouvé rapidement désorienté, à force de faire des piqûres dans des chiens et des chats, sans trop piger ce que je faisais ni être bien certain que je faisais du bien à ces animaux. Malgré tout, j'ai eu la chance alors de côtoyer des « anciens », de ces confrères qui avaient commencé leur carrière dans les années 50 et donc sans tout l'arsenal chimique dont nous disposions dans les années 80. Ces « vieux sages » eurent le temps de me montrer le bon sens vétérinaire, c'est à dire : écouter, observer, palper, réfléchir et toutes les fois que c'était possible … ne pas intervenir. Ne pas intervenir, le summum de la vétérinaire, ça, ça m'allait ! Déjà cela contredisait ce conseil honteux tant de fois entendu à l'École Véto : « Faites une injection quoi qu'il arrive, de l'eau salée même s'il faut, car sinon vous perdrez vos clients qui penseront que vous n'avez rien fait !! » Et surtout, cela donnait un sens à l'intervention médicale, quand celle-ci s'avère nécessaire … mais ça, je ne le comprenais pas encore. J'ai donc arrêté cette souffrance pour moi … et pour les animaux au bout de 5 années. Je me croyais « perdu pour la médecine », en tous cas, je faisais toute autre chose et n'y pensais plus du tout, quand ma fille aînée est née. Nous avons alors logiquement quitté la capitale, sa maman et moi, pour nous inviter à la campagne, dans le Lot. Là, il était fort question que je redevienne vétérinaire et c'est là que j'ai rencontré les ostéopathes … et les chevaux. Deux faits se sont alors produits, décisifs : d'abord, on répondait à mes questions. Ah ben ouais, parce que j'en avais posé, des questions, des vraies, logiques, honnêtes, quoique, je l'avoue, de façon de plus en plus impertinente au fur et à mesure qu'on me virait de la salle quand je les posais, à Maisons-Alfort, mais quand même aussi pertinentes que je pouvais, parce que mon but était, bêtement, d'apprendre à soigner les animaux … et puis surtout, une fois passé le premier cap … se sentir crétin en posant les mains sur l'animal pour y chercher quelque chose dedans, alors qu'on « sait bien » que c'est tout à fait impossible … une fois ce cap passé, donc, il m'apparaissait que, non seulement j'y prenais grand plaisir, non seulement les chevaux m'acceptaient, mais aussi des effets positifs survenaient, même avec moi qui ne savais rien du tout ou presque de l'ostéopathie. Alors, en 1993, je suis allé l'apprendre, l'ostéopathie, tout près d'Aix-en-Provence, où pendant six années, on m'a aidé à me faire une idée de « comment ça marche », c'est-à-dire, de l'Anatomie. J'en ai parfois eu les larmes aux yeux, et ouais, je suis émotif aussi. Cartésien et émotif, pourquoi pas, ça vous choque ?, car voilà ce qui me sauta à la figure : à l'École Vétérinaire, on m'avait enseigné de toutes les manières possibles « comment ça marchait pas » et l'insistance qu'on y avait mise, le prestige annoncé pour celui ou celle qui « avait le diagnostic le plus sûr », c'est-à-dire qui connaîtrait « toutes les maladies de tous les animaux et une façon sûre de les trouver », rendaient, au mieux, anecdotique la connaissance fine de l'Anatomie. Non pas qu'on ne nous l'enseignait pas, on y passait alors un temps important lors des deux premières années, mais aucune réflexion n'en découlait, c'était pour ainsi dire de la culture générale, obligatoire pour un vétérinaire, mais il n'y avait rien à en attendre, sauf pour la chirurgie (et encore, dans ce cas, très localement) ou pour se présenter avec de bonnes chances de réussite à « Questions pour un champion » (à condition de tomber là-dessus). D'ailleurs, quarante ans plus tard, dans les écoles Vétérinaires, l'enseignement de l'Anatomie s'est considérablement réduit, en volume et en influence … c'est devenu la cinquième roue de la brouette. À Eurosteo, l'école où j'ai appris l'ostéopathie, c'était tout le contraire et c'est ça qui m'a, dans un premier temps, si fort ému. Car ce n'était pas tout de visiter chaque région et de faire l'inventaire de tout ce qu'on y trouvait, mais c'était aussi relier le tout, en permanence, insister sur les voies de communication, sur la circulation des fluides, enfin tout ce qui pouvait nous aider à voir la vie dans le bon sens, avant que la maladie ne s'y installe, si on veut dire les choses comme ça, bref, on apprenait cette autre Médecine qui ose s'opposer au dogme en vigueur, quelle audace ! et quel bonheur ! Cependant, il y avait un cependant, un gros cependant même, pour un vétérinaire comme moi qui commençais à piger l'ampleur de l'erreur qu'on m'avait enseignée comme de la Science Médicale dans mon plus jeune temps. Car à côté de la matière purement ostéopathique, on nous apprenait aussi, sous le chapeau « sciences fondamentales » tout ce que j'avais déjà dû m'enfiler à Maisons-Alfort. Eh ouais ! tout ça parce que, pour des raisons toutes politiques, l'Académie de Médecine fourre son nez dans l'enseignement de l'ostéopathie. Un peu comme si les boulangers, sous prétexte qu'ils usent aussi de farine, s'occupaient d'apprendre leur métier aux pâtissiers … un non-sens ! Il fallut donc que je supporte les mêmes approximations sur la physiologie, surtout que soient bien séparées, comme d'habitude, physiologies cardiaque, respiratoire, digestive, urinaire, de manière à n'y rien piger logiquement, de manière surtout à ne rien dire sur la globalité réunissant toutes ces fonctions de l'organisme afin d'y réfléchir … je me promettais bien, alors, de tenter d'y remédier quand j'aurais quelque chose intéressante à proposer. En attendant, j'avançais en appliquant au quotidien ce que j'apprenais à l'école d'ostéopathie au sujet de l'homme … sur le cheval. C'est-à-dire que, en travaillant, je m'amusais à projeter l'Anatomie humaine, c'est-à-dire évidemment mon Anatomie, dans le corps du cheval pour le soigner. Et ça marchait … c'est-à-dire, vous connaissez le vieux dicton chinois (ou bourbonnais, je ne sais plus) : « un médecin qui guérit un patient sur deux est un mauvais médecin : la Nature fait pareil ! » … disons donc que je veillais à me situer globalement au-dessus de la barre des 50 %, et je continuais à avancer … au début de ma dernière année d'études, je me payai une table de massage et commençais à soigner aussi les humain-e-s, puis les chiens, les chats, les vaches … en fait toutes celles et ceux qui portent des poils. Et en faisant cela, c'était désormais l'anatomie du cheval tant de fois visitée que je projetais dans celle des humain-e-s et de tou-te-s les autres… J'étais en train de devenir ce que je suis aujourd'hui, ostéopathe des mammifères ou vétérinaire humain, plus tard, j'y reviendrai. Mais pour finir ces études d'ostéopathie et obtenir le diplôme, il me fallait rédiger un mémoire. Je cherchai donc un bon sujet. Dans le concept ostéopathique, trois éléments se distinguent : la globalité – le fait que tous les éléments de l'organisme soient interdépendants – le lien structure-fonction – la priorité donnée à la structure sur la fonction, c'est-à-dire que tout déséquilibre physiologique trouve son origine dans un désordre anatomique – et enfin l'autoguérison – la capacité intrinsèque à tout organisme vivant de s'autoajuster. C'est ce dernier point qui a retenu mon attention, du point de vue de ce que j'étais alors : un vétérinaire commençant à pratiquer l'ostéopathie. Car une évidence m'était déjà apparue au cours de ces six années : l'Ostéopathie s'intéresse essentiellement à l'aspect « Physique » de l'organisme et considère la « Chimie » de ce même organisme comme accessoire. La Médecine, elle, par habitude acquise, fait tout le contraire. Doublement initié à cette vision « chimique » des choses, je me suis senti capable de me poser la question suivante, l'hypothèse de mon mémoire : « Supposons que l'autoguérison ne soit pas un mythe, peut-on décrire alors un ou des organes qui possèdent la faculté d'amener tout organisme vivant à s'adapter en permanence à ses conditions de vie ? » Si tel était le cas, je devrais bien reconnaître que douze années et quelques d'études médicales étaient restées totalement muettes sur cette éventualité. Oui, sauf que j'avais un vieil indice qui traînait quelque part dans mon propre organisme, peut-être même dans mon âme et conscience … la Glande Pinéale. C'est là qu'on en revient à vieux pépère René … eh ouais ! c'est bien Descartes qui a un jour défini ce mystérieux organe en forme de pomme de pin localisé au cœur du cerveau comme étant « le siège de l'âme » … tout un programme. Un second indice, déclencheur celui-ci, m'est tombé dessus en dernière année d'études d'Ostéopathie lors d'un cours globalement ennuyeux d'endocrinologie… soudain, j'y ai entendu parler d'une hormone, la vasopressine, aussi appelée hormone antidiurétique ou ADH, qui, contrairement aux autres hormones que je connaissais, exerçait son action partout dans l'organisme, sans reconnaître d'organe cible unique comme c'est le cas d'habitude. De plus, il se trouve que parmi les causes qui la font secréter, il y a la peur, quelque chose, donc, de bien générale et de bien partagée, pas vrai ? Entendant ça à mon réveil, je n'ai pas eu peur, non, mais j'ai eu un frisson de plaisir, annonciateur de chasse au trésor. Je tenais mon bon sujet. J'ai donc écrit en 2000 « Bases anatomiques et physiologiques de l'homéostasie et de l'autoguérison ». Dans ce mémoire, en ne m'appuyant que sur des données issues de la Science officielle, validées par des publications dans des médias reconnus, j'ai mis à jour cette « structure d'auto-ajustement ». Elle est complexe et se retrouve, elle ou son équivalente, chez tous les êtres vivants. Chez les mammifères, du cachalot à la musaraigne, en passant par l'homme, même la femme et les enfants, le lapin, le rhinocéros, la chauve-souris et un paquet d'autres, elle se compose de plusieurs organes agissant en synergie, et comme ce n'est pas un secret, je vais, mais très rapidement, vous les évoquer : 1/ La rétine de l'Œil et l'Hypothalamus réceptionnent la lumière et synchronisent le cycle circadien – l'alternance jour-nuit qui est la référence interne de l'organisme – avec la photopériode – qui représente la variation des durées relatives du jour et de la nuit au cours des saisons ; 2/ La Glande Pinéale analyse l'information photopériodique et, la nuit, synthétise une hormone, la mélatonine, qui agit en fonction de cela partout dans l'organisme ; 3/ Une zone particulière du Tronc Cérébral, le Noyau du Faisceau Solitaire, intègre les informations internes de l'organisme et les transmet au cœur du cerveau ; 4/ Enfin la Neurohypophyse, par ses deux hormones antagonistes et complémentaires, vasopressine et ocytocine, interagit avec ce qui précède et règle la circulation dans tout l'organisme. J'ai dissocié ces quatre-cinq éléments pour vous en faire une présentation sommaire mais claire, on ne l'est jamais assez avec la lumière, car en fait, tout ceci est bien sûr entremêlé, en interaction permanente, et se laisse difficilement disséquer. Mais voilà donc toute l'affaire : À tout moment de la vie et quoi qu'il arrive, il existe un système physiologique qui, en fonction des données extérieures, de l'ambiance environnante, se tient au courant du milieu intérieur en mouvement permanent et commande les adaptations nécessaires. Il fait ça la nuit. Ce « complexe d'auto-ajustement », comme je le nomme aujourd'hui, est chargé de « faire au mieux avec ce qu'on a » et tant qu'on est vivant, une chose est sûre, c'est qu'il le fait. Ça calme, non ? Moi, ça m'a calmé direct. Puis j'ai pris le temps de réfléchir. Et très vite, je me suis posé la question qui pue : « Comment se fait-il, alors que tous les éléments que j'ai décrits sont connus de la Médecine officielle ou devraient l'être car issus de Sa recherche, que, d'une part, Elle n'enseigne jamais ceci, et que, d'autre part, Elle agisse en permanence comme si cela n'existait pas du tout ? » Hein ?! je vous ai dit que je posais des questions impertinentes !! En tout cas, vaste problème et, ça tombe bien, qui coïncidait avec le mien propre, car « Comment tu fais, avec ton ostéopathie, quand l'animal que tu es censé soigner est atteint d'une grave maladie ? Hein ! le vétérinaire ostéopathe, t'en fais quoi, là, de ton principe vital ? » et surtout, me concernant plus particulièrement, « Et tu fais comment pour ne pas te mettre en colère et devenir un gars frustré ? ». Là, j'avoue, je ne faisais plus trop le malin. J'ai donc, tout en pratiquant avec assiduité l'Ostéopathie des Mammifères, étudié chez moi l'Histoire de la Médecine Occidentale – qui est aussi, je l'ai su beaucoup plus tard grâce à mon jeune ami Hakim Mhadhbi, ostéopathe dans le Var, l'Histoire de la Médecine Arabe, mais ça, c'est une autre Histoire. Je n'ai pas tout lu mais j'ai beaucoup lu. J'ai même souvent relu, pour tenter de mieux comprendre, c'est que c'est pas toujours facile, la Philosophie, pour un vétérinaire comme moi. Et ce qui m'est apparu, en traquant comme un vétérinaire le principe vital tout au long de l'Histoire de la Médecine depuis Hippocrate, est en fait assez simple, quoiqu'un peu polémique, je l'avoue. Il m'a juste fallu prendre le rythme de la marche et ne pas sauter les étapes. Je vais vous en faire maintenant un résumé succinct et aussi subjectif que je peux. Au début, quand la Médecine nait chez les Grecs, il y a à peu près 2500 ans, ce n'est pas parce qu'on manque de magie pour soigner, hein ! Ça, des magicien-ne-s, des guérisseur-e-s et des sorcier-e-s, on en a, et il-el-le-s sont très très balèzes. Le projet des Grecs et d'Hippocrate n'est donc pas de mieux guérir l'Homme. C'est nettement plus ambitieux : c'est tenter de Le libérer de l'emprise des Dieux pour réfléchir sur la Nature et sur Lui-même. Ce n'est pas, ne pas croire dans les Dieux, c'est séparer la croyance de la connaissance. C'est, au final, « Connais toi toi-même » comme c'était tagué sur le Temple d'Apollon à Delphes. Petit rappel : la Terre est plate aux yeux de tous les Hommes qui vivent à cette époque-là. Donc, se lancer sur une route qui, on sait jamais, peut mener au précipice et tomber dedans, il faut un sacré courage et c'est celui qu'a eu l'Homme Grec à cette époque, apparemment. Pour comprendre la période de la naissance de la Médecine, j'ai retenu deux phrases qui caractérisent au mieux pour moi ce début du mythe qu'on appelle la Science. D'abord c'est Socrate qui dit : « Je ne sais qu'une chose, c'est que je ne sais rien ». Voilà ce que ça me raconte : si je m'engage sur le chemin de la Science, je dois savoir une chose, c'est que je ne saurai jamais tout, et donc que je ne sais rien ; pourquoi non ? eh bin, parce que si je savais tout, alors moi-même je serais l'égal de Dieu, et ça serait pas du jeu, parce que justement la Science, ça a été inventé pour s'en écarter, des Dieux, pas pour y rester collé. La seconde, c'est Hippocrate qui dit : « Il n'y a que deux choses : savoir ou croire savoir, savoir c'est la Science, croire savoir c'est l'ignorance ». Il met tout de suite la barre haute, Hippocrate, mais comme ça au moins, médecin, tu sais à quoi tu t'engages. Ce souci de rigueur, c'est juste la condition d'existence du raisonnement scientifique en médecine, si tu ne l'as pas, ce n'est pas que tu ne pourras pas soigner voire guérir ta prochaine ou ton prochain, c'est que tu ne le feras pas en tant que médecin. En échange, la Médecine admet un « inconnaissable » incontournable. Et Elle affirme d'emblée que ça ne l'empêchera pas de chercher à démêler les phénomènes de la Vie, au contraire, elle se servira de cet inconnaissable, de ce principe vital si on veut le nommer, pour garder courage et ténacité dans cette quête fort aventureuse. Hippocrate appelle le principe vital, l' « allié dans la place », et quand il en parle, ça donne ça : « Dans l'intérieur du corps existe un agent inconnu qui travaille pour le tout et pour les parties, qui est à la fois un et multiple … il n'y a d'action médicale possible que si le corps se prête à cette action et collabore avec le médecin, qui ne croit pas pouvoir obtenir quelque chose, ni par la force ni par la ruse ». Quand j'ai découvert cette perle, je me suis demandé pourquoi Hippocrate insistait tant sur la force et la ruse pour détourner le médecin de l'idée d'en user. Eh bien ça, c'est à coup sûr parce que les Grecs avaient deux mots distincts quand ils parlaient d'intelligence. Il y avait logos, avec logos … on est logique … on étudie l'Étymologie, la Physiologie et toutes les –logies … plus tard, à Rome, en latin, ça donnera ratio, qui ouvrira à la rationalité … on calcule, on classe, on série en restant fidèle à une logique de nature mathématique qu'on peut exposer rationnellement. Voilà le programme de la Science de Platon. Mais à côté de logos, il y avait mètis, l'intelligence rusée, et ce mot n'a pas fait de petits. Mètis, vous savez … ? … l'intelligence d'Ulysse, l' « homme aux mille tours ». Elle n'est pas très bien vue des Grecs. Car c'est toujours plus ou moins user de magie ou de tours pour obtenir un résultat, sans se soucier des conséquences ou des dégâts qu'on dit alors collatéraux. C'est quand même un peu se retourner vers Dieu ou se prendre pour Lui, non ? C'est pas ce qu'on appelle le délire Prométhéen ? Non ? ah bon, je croyais. En tout cas, c'est disqualifié de la Médecine par Hippocrate, que ça soit bien clair ! … j'y reviendrai. Pendant la longue période qui suit, longue d'environ deux mille ans, la Médecine va avancer, on peut même dire tâtonner, en conservant présente aux yeux de tou-te-s cette notion de principe vital, sa signature quoi qu'il arrive. À partir d'Hippocrate, les théories se succèdent pour tenter de l'expliquer, ce sacré principe. Toutes manquent d'une base rationnelle. Il y aura là un mélange constant entre des données scientifiques et des croyances religieuses ou ésotériques. Au IIème siècle, un grand médecin est apparu à Pergame, dans l'Empire Romain (en Turquie), Claude Galien. Sa théorie, sanctuarisée par l'Église, appuyée sur la philosophie d'Aristote, le Bien et le Mal définis de façon bien tranchée, c'est trop pratique, règnera sur l'Europe pendant quasi quinze siècles. Ce sera le dogme galénique, impérieux partout … sauf dans le bassin méditerranéen où la Médecine Arabe prendra quelques centaines d'années d'avance, mais c'est une autre Histoire, ça je l'ai déjà dit. Pour « définir » le principe vital, la théorie galénique use d'une construction intellectuelle : l'existence du pneuma, un air inné différent de l'air qu'on respire et qui se mélange au sang dans une circulation centrée sur le foie. Celle-ci, vue par Galien, ressemble à s'y méprendre à la circulation du fœtus comme on la connaît maintenant. Ce qui me fait dire qu'on a bien devant nous l'embryon de la pensée rationnelle en Médecine, qui va donc rester en gestation durant environ quinze siècles. Quand enfin, à partir du XIVème siècle, la dissection des cadavres est autorisée par le pouvoir régnant, les progrès en Anatomie (ainsi qu'en Physique) amènent de l'air à cette pensée confinée. La Médecine reste encore un peu galénique jusqu'à ce qu'un contemporain de Descartes, William Harvey, fasse tout un tas de calculs de volumes et de pressions sur les cavités du cœur et expose ainsi pour la première fois, en 1628, un modèle de circulation sanguine qui intègre le rôle des poumons vis-à-vis du sang. Ouf ! l'Homme rationnel peut enfin respirer … Partant de là, c'est la Chirurgie qui va faire une envolée. Ambroise Paré avait même commencé un peu avant que Harvey donne le top départ, c'est qu'il devait avoir des informateurs arabes, probablement … Grâce aux ligatures, enfin posées du bon côté de la blessure, le statut du chirurgien évolue considérablement en même temps qu'à la guerre, les blessés cessent un peu de mourir affreusement. On peut noter que, quelques années auparavant, on avait plus de chances de retrouver les chirurgiens avec les sorcières sur un bûcher que dans une Académie, et s'étonner de notre époque actuelle où ils se hissent souvent au sommet de la hiérarchie médicale. {} Ça pose une bonne question à laquelle je ne manquerai pas non plus de répondre. La Chirurgie fait un bond mais pas la Médecine. Le XVIIème et le XVIIIème siècles se caractérisent par une grande abondance de théories … et des résultats pour le moins modestes, c'est Molière qui nous l'a bien raconté. De plus, il s'y produit une grande séparation au sein du monde médical. D'un côté, ceux qui veulent adapter un modèle mathématique à l'homme en calculant tout, ce sont les Iatrophysiciens, et ceux qui, attirés par la chimie du corps, le considèrent un peu comme un alambic, ce sont les Iatrochimistes. Tous ceux-là, chacun à sa manière, sont cartésiens. L'arrivée du microscope les amène à se focaliser sur du plus en plus petit. Ils en viennent à remettre en question, plus ou moins explicitement, le principe vital, car naturellement attirés par la Pathologie, ces médecins sont encore plus frustrés par leur peu d'efficacité. De l'autre côté, moins frustrés, ceux qui restent fidèles au principe vital comme ferment de la Médecine, on les appelle les Vitalistes. Ils s'inspirent de Leibniz et de sa philosophie et représentent une forme de réaction à Descartes. Malgré tout, ils sont bien forcés d'utiliser les mêmes outils physico-chimiques pour tenter de l'expliquer, le principe vital. On comprend qu'à ce moment cette notion d'inconnaissable à respecter, la marque de fabrique des médecins, commence à vaciller. Au XVIIIème siècle encore, l'Homme atteint de maladie priait pour s'en sortir, mais très bientôt, l'Homme exigera d'être bien soigné. Sentez-vous venir l'urgence ? Bientôt, je vous l'annonce déjà, il ne sera plus temps de philosopher. Car c'est la Révolution ! Et avec elle, la réalisation de la plus grande idée qui soit, la plus généreuse, sans se tromper : l'Assistance Publique. Issue du peuple, cette Administration qui se fixe comme but : avoir des résultats, agit comme un aiguillon pour la recherche médicale qui a pris un tournant décisif en s'appuyant sur les découvertes d'autopsies et en reliant celles-ci aux symptômes des malades tant qu'ils étaient en vie. Les plus grands noms de la Médecine datent de cette époque : Laennec, Pinel, Corvisart, Bichat, … , jusqu'à ce qu'à la génération suivante émerge Claude Bernard. Voilà le héros de la Démocratie en devenir. L'exact pendant de Victor Hugo pour ce qui est de la Science. Hugo pensait sans doute à Bernard en écrivant : « l'Art, c'est Moi, la Science, c'est Nous ! », car Claude Bernard porte en lui l'espoir de la Médecine et de la société républicaine de sortir enfin de ces siècles misérables. Il se colle donc au travail. Il ne s'y colle pas n'importe comment. Il est Positiviste, élève d'Auguste Comte. Le Positivisme, issu lui aussi de la Révolution Française, est une philosophie de l'action. Il vise, en étudiant de près la Nature, à constituer des lois pour l'Homme. Il rejette formellement les supputations philosophico-religieuses. Il s'intéresse d'abord aux faits sur lesquels il expérimente en vue de se forger une théorie scientifique. Si c'est vrai qu'il peut paraître rigide, le Positivisme doit surtout se regarder en fonction de la conception de la Physique d'alors. L'Homme de l'Antiquité, je l'ai dessiné tout à l'heure, cheminait sur une Terre plate, au centre de l'Univers. Celui du XIXème siècle, Lui, vit dans un monde décrit par les lois physiques de Galilée, Newton et Laplace, une Terre ronde, un monde immense, voire vertigineux, mais un monde sans relativité. C'est-à-dire que le mouvement des corps est toujours décrit par un observateur neutre, extérieur au mouvement et supposé ne pas interférer avec lui. La Physique depuis plus d'un siècle et Einstein ont montré que ceci était incomplet pour le moins. L'observateur participe de l'expérience et aujourd'hui on sait même comment calculer ça. Oui, mais les scientifiques du XIXème siècle comme Claude Bernard ignoraient cela de bonne foi. Ça doit permettre d'excuser beaucoup leur manque de souplesse dans le détail, mais ne doit pas faire oublier certaines vérités énoncées, toujours valables car beaucoup plus générales. Je prends un exemple concret : près de Claude Bernard qui applique la pensée Positiviste à ses expériences sur le vivant, on trouve Pierre-Joseph Proudhon qui fait la même chose avec les lois sociales et la politique, d'abord en correspondant activement avec Karl Marx puis en s'y opposant résolument. On appelle sa théorie politique l'Anarchie. Parmi les cadeaux qu'il nous a légués, il y a son explication de ce qu'est une règle, ou plutôt de ce qu'elle ne peut absolument pas être. Car il traite d'« aphorisme des ignorants » la célèbre sentence à l'époque « point de règles sans exceptions ». Eh oui cher-e-s ami-e-s ! Grâce aux Positivistes et à Proudhon, on sait de façon sûre où se cachent les véritables ennemis de l'ordre et de notre République : c'est pile chez ceux qui professent doctement que « l'exception confirme la règle ». M'enfin ! s'il y a une exception, bin … c'est facile, c'est que c'est pas une règle ! mais comment veux-tu tirer un trait droit s'il y a un éclat dans ton double décimètre, hein ? Eh ! tu ferais mieux de la tracer à main levée, ta ligne droite ! ta règle, bin tu sais quoi ? elle est pourrie, tu peux la bazarder, elle vaut que dalle ! Si tu la suis, ta raison fout le camp ! La Méthode Expérimentale de Claude Bernard vise à établir des lois sûres vis-à-vis du fonctionnement du corps humain (et animal). De ce fait et parce que, comme Proudhon, il pense que toute approximation est une insulte à la Science, dans Laquelle, comme Proudhon, il place l'essentiel de sa confiance pour créer un monde juste, libre et égal pour toutes et pour tous, il condamne catégoriquement l'utilisation des Statistiques en Médecine. Et pourtant, l'Assistance Publique a bien commencé à établir des lois sanitaires et sociales et, forcément, recense et compte dans ses établissements tout ce qu'il est possible de compter et de recenser. Mais les deux domaines sont étanches, et ça, Claude Bernard, tant qu'il vivra, y veillera bien … d'un côté, son boulot, le travail des médecins, de la Science Médicale, éclairer les lois de fonctionnement du vivant avec une méthode reproductible, de l'autre, la tâche de l'administration sanitaire et sociale, organiser rationnellement les soins pour que tou-te-s les citoyen-ne-s puissent y avoir droit. Joli programme, mais… on a un problème, patron ! … le problème, c'est qu'à l'époque de Claude Bernard, il n'y a toujours pas de médecine qui fonctionne. Il y a certes des hôpitaux mais on y souffre et on y meurt beaucoup beaucoup. Je répète : il y a urgence à trouver une solution. Et c'est à ce moment-là de l'Histoire de la Médecine que la Philosophie en a été définitivement mise hors-jeu, et avec Elle, le principe vital. Car la solution s'est soudain imposée : elle s'appelait Louis Pasteur, et nous, la société démocratique toute entière, depuis ces années-là, avons, comme de gentilles brebis, suivi notre bon pasteur. Bêêêeeh ! Oui, mais y a pas d'bêêêeh ! il y a des faits. Voici donc, exposées devant vous, les trois baffes successives qui ont assommé le principe vital en Médecine au XIXème siècle pour le laisser hagard sur le bord du chemin, là où je l'ai retrouvé, dans le même état, un siècle et demi plus tard et où je m'en suis saisi, sans avoir à le disputer à personne, car personne ne s'en souciait plus. Il y a d'abord eu la phrase de Xavier Bichat : « la vie est l'ensemble des fonctions qui résistent à la mort ». Ça c'est littéralement la phrase qui tue ! Bichat l'écrit en 1799, trois ans avant sa propre mort, à 31 ans, de méningite tuberculeuse. Qu'est-ce qui s'est donc mélangé dans sa tête, lui, un des plus grands génies de la Médecine, pour qu'il nous embrouille de la sorte ? Alors oui, c'est vrai, on ne peut pas dire le contraire, la vie s'arrête dès qu'on est mort, oui, oui, on appelle ça aussi un truisme ou une lapalissade, mais ce n'est pas ça le problème. Le problème, c'est que la Médecine, jusque-là, avait avancé, tâtonné aussi on l'a dit, avec le principe vital en bandoulière, dans le sens du chemin. Avoir ainsi décrit la vie par la fin, en la définissant en quelque sorte d' « anti-mort », a juste servi à la dénaturer ! Pierre Dac, célèbre pataphysicien du XXème siècle a même précisé : « Monsieur a son avenir devant lui, mais il l'aura dans l'dos chaque fois qu'il fera demi-tour ». Et c'est malheureusement ce que Bichat, pourtant digne héritier des grands médecins vitalistes du siècle d'avant, nous a fait faire. Demi-tour. Il nous a mis la Vie à l'envers. Depuis, rationnellement, on avance vers la mort à reculons. Ou « comment être très rationnel et dire quand même une grosse ânerie, qu'on aurait mieux fait de fermer sa grande bouche ». Ânerie aux graves conséquences car voici la deuxième baffe qui s'avance. Celle-ci, elle est volontaire et c'est Claude Bernard qui la colle. Lui, on l'a compris, le principe vital, il veut bien y croire, d'ailleurs il y croit, mais il ne veut plus en discuter. Lui, les supputations philosophico-religieuses, il les laisse à l'entrée du laboratoire où il fait la Science Médicale. Donc Bichat a dit ça ? très bien, on n'y touche pas, les gars, on a mieux à faire, il y a urgence, je vous le rappelle. Alors, parce que la moelle épinière fraîchement découverte semble diriger toute l'activité du corps vivant et que l'électricité paraît correspondre aux qualités « insaisissables » du principe vital, il le pose là, le principe vital, dans le système nerveux, aux arrêts, consigné. Depuis ce moment-là, on n'en a plus discuté et donc, pas cherché plus loin. La troisième baffe, la plus conséquente, c'est bien sûr Pasteur qui l'a collée au principe vital déjà mazouté. En définissant dans sa Théorie des germes des ennemis tout petits en cachant d'autres, pas encore découverts mais encore plus petits voire virtuels, tous ceux-là destinés à nous causer du tort, il a fini de rendre crédible aux yeux de tou-te-s ce que Bichat avait juste esquissé de manière finalement naïve : il y a bien une guerre en marche, des ennemis à l'Humanité, la Vie est une force de résistance à ces ennemis et la Médecine, une activité visant à remporter cette guerre. CQFD. Peu importe qu'à la même époque un médecin de Montpellier, Antoine Béchamp, observe les mêmes bestioles au microscope que Pasteur, et en tire une théorie toute autre qui, elle, respecte l'Histoire et la Philosophie de la Médecine. Ses réflexions auraient bien aidé Claude Bernard dans le combat qu'il perdit sans discussion contre le chimiste opportuniste. Mais ça ne communiquait pas très bien entre Paris et Montpellier, il faut croire … Bon, on refera pas le match, le principe vital l'a perdu, c'est bien entendu, mais est-ce une raison pour que, depuis 50 ans au moins, on n'enseigne plus aux étudiant-e-s en médecine ou en vétérinaire qu'il y a eu un match, un sacré match même ? Pourquoi ça ? il y aurait quelque chose à cacher ? Conclusion : en Médecine, avant Pasteur, on avait le Vitalisme, depuis, grâce à lui, on a le Cadavérisme. On crève toujours pareil mais, en prime, on s'inquiète de la mort et de la maladie toute sa Vie durant ! C'est pas de l'évolution, ça ? Voilà donc le résumé succinct et très subjectif dont je parlais plus haut, le résultat de ces quinze années d'études tout seul à la maison de l'Histoire de la Médecine, couplées à la pratique continue de l'Ostéopathie des Mammifères. Je vous avais prévenus : c'est un peu polémique. Car, on l'a compris, le principe vital, c'est mort … en Médecine. Eh bé oui ! il n'est pas mort en vrai … eh bé non ! parce que sinon on serait pas là pour en parler, hein ! moi aussi, j'suis très pote avec La Palice, vous avez remarqué ? ! c'est juste en Médecine que c'est cadavéré, pas en Ostéopathie, enfin, pas encore, prions pour Elle ! En attendant, le plus important, c'est ce que nous apprend le principe vital sur ce qu'il est… et sur tout ce qu'il n'est pas. Par exemple, une chose est évidente : le principe vital n'est pas subordonné au médecin, quel qu'il soit. En clair, son étude confirme ce que tout le monde sait et que ce célèbre adage, bien connu de tou-te-s les chirurgien-ne-s, affirme : « l'opération a réussi mais le patient n'a pas survécu ». Quelle que soit l'action médicale, juste ou injuste, l'organisme, son « complexe d'auto-ajustement », prend celle-ci en compte au milieu des autres données de son environnement, et en fait quelque chose qu'on espère positive, c'est tout ce qu'on peut en dire. Aujourd'hui, j'ai compris et pratique constamment ce que m'ont appris les « vieux sages » vétérinaires que j'ai eu la chance de rencontrer dans les années 80 : en me posant la question d'intervenir tout en sachant que l'idéal serait de ne pas intervenir, je mets en avant le principe vital en marche devant mes yeux. Je cherche les signes positifs avant d'enclencher le raisonnement pathologique. Je n'assimile pas l'être vivant qui me demande de le soigner à une maladie, quelle qu'elle soit. Je relativise. Et déjà, je relativise mon rôle dans la santé de mon-ma passant-e. Eh oui ! j'appelle celles et ceux qui passent me voir des passant-e-s, c'est moi qui suis le patient, de plus en plus patient, même… et quand j'interviens, c'est parce qu'avec mes mains, je sais… pas nuire. Il me suffit d'user d'un peu de logique, permise par la connaissance et la compréhension du principe vital, pour énoncer cette vérité mathématique : Quand un être vivant V, atteint d'un mal M, va voir un thérapeute T pour que celui-ci le délivre du mal M, et que, quels que soient V, M et T, après l'action de T, V ne porte plus M, peu importe que V pense et dise : « T m'a guéri de M ! », la seule chose rationnelle, sûre à 100%, que peut et doit penser T de son action sur V, est : Mon action n'a pas empêché V de se débarrasser de M. Et il n'y a que cette certitude qui compte pour T, celle qu'au final, il n'a pas nui. Le reste, ce ne sont que des supputations philosophico-religieuses. Et je crois que c'est bien là le problème avec notre Médecine Cadavériste. Conservant toute la raideur du Positivisme sans accepter ses doutes (par exemple sur la Statistique), Elle a pris la Chirurgie comme référence, d'où la part belle réservée aux chirurgien-ne-s dans sa « hiérarchie des honneurs ». Elle affiche donc ses résultats comme si tout le bénéfice de la santé du patient (qu'Elle appelle le plus souvent, le malade) lui était dû. Elle utilise pour cela des arguments issus des Mathématiques, des probabilités, qui ne nous renseignent en rien sur la réalité vitale de chaque être vivant. Elle décrit tout cela d'une manière qui l'arrange et en refusant tout débat d'idées. Elle dit : « Poussez-vous de là, il y urgence ! ». Elle n'est plus dans logos, elle est dans mètis. Tous ses moyens sont bons, la force et la ruse sont bienvenues contre les ennemis de l'espèce humaine, qu'ils soient définis (virus et parasites) ou supposés (cancers, maladies auto-immunes, etc…) ! À ce compte-là, la Paix Universelle, décrite par Darwin, comme une étape raisonnable de l'évolution humaine au sein de l'évolution des espèces, n'est pas près d'advenir, je l'admets. Eh bien pourtant, je ne cache pas que c'est ça qui m'intéresse, moi, la Paix Universelle ! Et avec cette mise à nu du principe vital, j'ai trouvé une bonne clé pour y réfléchir. La chance, avec mes deux casquettes, c'est que j'ai pu observer cela sur une palette d'êtres vivants assez divers et j'y ai remarqué, au-delà des différences, une large étendue de caractères communs et d'analogies frappantes qui m'aident à penser autrement les choses de la Vie. Et si cette Hiérarchie, si peu justifiable rationnellement, si présente au sein de la race humaine, si contradictoire avec le principe d'Égalité de nos démocraties, s'évanouissait devant l'évidence et la nécessité de la place de l'Homme, dans la Nature, à côté de tout ce qui vit, et non au-dessus, comme on ne sait plus trop qui l'aurait décrété ? Je ne me pose plus la question depuis que j'ai découvert à quel point les animaux répondaient mieux à mes mains quand je me mettais à leur exacte hauteur. Et ça repose l'esprit, je vous assure, vous devriez essayer… ni au-dessus, ni, pire encore, en-dessous. Non, non, juste à côté. Vétérinaire, étymologiquement, veut dire « qui soigne le bétail ». Mon grand désir est de ne plus pouvoir me dire vétérinaire humain, comme je le fais aujourd'hui sans rigoler. Ça voudrait juste dire que nous autres humain-e-s aurions cessé d'être considéré-e-s et de nous considérer nous-mêmes comme du bétail, taillable et corvéable, ce serait à coup sûr une première avancée vers… autre chose. Et on pourrait alors pousser le raisonnement scientifique dans le bon sens, c'est-à-dire dans un sens qui respecte la nature de la Vie : ouverte et qui bouge tout le temps. On pourrait déjà essayer de comprendre comment ce principe vital n'est certainement pas propre à chacun de nous, mais bien d'essence commune. Comment, à côté de l'auto-ajustement de chaque individu, existe à l'évidence le même système sur un plan plus global, qui fait que tout, sur cette planète, est interdépendant. Ça me semble être la seule façon, compte tenu de ce qui apparaît de ce principe vital, de tenter d'expliquer rationnellement ce qui aujourd'hui nous dépasse quoiqu'on en dise : épidémies, sacrifices, suicides, cancers, etc… tout ce qui nous crie aussi que, naturellement, nous ne sommes jamais tou-te-s seul-e-s sur cette Terre, mais que nous peinons souvent à entendre, convaincu-e-s que nous sommes de la prédominance de notre cerveau et de notre race. « Je ne crois pas à l'ostéopathie parce que je suis cartésien », fameuse cerise que j'ai mis du temps à complètement digérer. Et c'est fait. Je m'affirme cartésien car je doute et j'ai douté de ce que m'ont dit et me disent mes sens, et en premier lieu de mon intelligence. Je me suis méfié et je me méfie de ce qui semble m'apparaître sûr alors que c'est simplement probable, me cachant le possible caché juste derrière. Je ne recours pas à la ruse dans mon raisonnement, parce que sinon, je sais qu'il ne sera pas entièrement rationnel, dévié qu'il sera par des arguments qui n'auront rien à voir avec le sujet. Et alors, mon raisonnement, je sais qu'à coup sûr il serait faux. Laisser s'exprimer ce qui concerne la Science Médicale en termes religieux, « je ne crois pas en l'ostéopathie, mais alors… tu crois en la Médecine ? » est bien le signe que la Médecine a elle-même quitté le terrain scientifique où Claude Bernard l'avait engagée. Car la question, vis-à-vis d'une Science, elle n'est pas d'y croire ou de ne pas y croire, elle est de savoir … je le rappelle parce que ça fait du bien, comme a dit Hippocrate, croire savoir c'est l'ignorance, ce qui, au final, nous incite à croire … ou à ne pas croire. Croire, ou ne pas croire, prier ou ne pas prier, c'est respectable, ô combien ! mais ça n'a rien à faire en Médecine. Et surtout, comme concluent si bien les Suisses : « Quand on sait pas, on dit pas ! ». La vraie question qui se pose ici, et qu'on a le droit de poser à la Médecine pour la bonne information de tout le monde est la suivante : « Est-ce que, sans le dire et surtout sans vouloir en débattre, vous ne considéreriez pas l'Homme comme étant, par nature, justement en dehors et au-dessus de la Nature ? ». Parce que, si oui, et si tout le monde est d'accord avec ça, oubliez tout ce que je viens de dire précédemment, votre puzzle s'assemble enfin à ma vue, je confesse toutes mes erreurs et je me tais... « L'Ignorance, c'est la Force », Orwell l'a bien écrit, merci à lui. Eh, les gars ! c'est pas la peine de s'emmerder avec le principe vital, de toute façon, nous autres, on est au-dessus de ça, on n'a pas besoin de tout ce vieux mathos désuet … obsolète même … préhistorique … nous, on é-vo-lue et comme on progresse, on va chercher dans la technologie des pièces un peu plus modernes que cette antiquité. Ah ça, y en aura pas pour tout le monde ! c'est la loi du marché, ma bonne dame, on n'y peut rien, c'est le vieux Darwin qui l'a dit, si, si, il l'a écrit même, vous avez pas lu ? comment ? vous avez pas lu « La loi du marché » de Darwin ? … et puis vous autres, les pauvres, il vous restera toujours la Glande Pinéale, uh, uh ! SI, si, je trouve ça drôle, mais je reste naïf, la preuve, moi aussi je crois, mais dans l'Évolution de l'Homme, même la Femme, et dans une étape atteignable, la Paix Universelle. Donc, encore et toujours cartésien, je suis descendu du train de cette Science Médicale qui, de mon point de vue, a subi, au milieu du XIXème siècle, une vilaine erreur d'aiguillage. Et j'ai beaucoup de chance car j'ai un beau chapeau. En paille. Et avec ce beau chapeau de paille, je compte bien marcher encore longtemps sous le Soleil, sans jamais rêver de conduire Son chariot de feu, mais sans non plus avoir peur de Sa brûlure. J'ai profité des chevaux rencontrés toutes ces années pour digérer ce que j'avais appris sur les animaux puis sur les hommes, j'ai mixé le tout, et aujourd'hui, je comprends le monde différemment de ce que semblent nous en dire nos bon maîtres. D'eux-mêmes les chevaux parlent beaucoup, malheureusement on ne les écoute guère ou pas avec la bonne oreille, quant aux chiens, je ne vous raconte même pas, ou sinon dans un roman ! … alors, patiemment, je vais continuer mon chemin vers les crocodiles et vers les éléphants, des fois qu'ils aient de bonnes histoires sur la marche du monde à me raconter. Dès que j'ai du nouveau, je vous en informe, c'est promis ! Conférence qui marche au degré Chien, Juillet 16 - Janvier 17
  • Arrêté Compétence

    23 avril, par Ostéo4pattes-Vetosteo
    2 décrets, un arrêté font suite à l'ordonnance. La rédaction de l'ostéo4pattes ne les commentera pas, par contre tout commentaire ou critique construite envoyé à la rédaction sera publié. Arrêté du 19 avril 2017 précisant les conditions selon lesquelles les personnes mentionnées à l'article D. 243-7 du code rural et de la pêche maritime sont réputées détenir les connaissances et savoir-faire nécessaires à la maîtrise des compétences exigées pour la réalisation d'actes d'ostéopathie animale. NOR : AGRE1705956A Le ministre de l'agriculture, de l'agroalimentaire et de la forêt, porte-parole du Gouvernement, Vu la directive 2005/36/CE du Parlement européen et du Conseil du 7 septembre 2005 relative à la reconnaissance des qualifications professionnelles, modifiée en dernier lieu par la directive 2013/55/UE du Parlement européen et du Conseil du 20 novembre 2013 ; Vu le code rural et de la pêche maritime, notamment le chapitre IV du titre préliminaire de son livre II et ses articles L. 243-3 et D. 243-7 ; Vu le décret no 2017-573 du 19 avril 2017 relatif aux compétences exigées des personnes réalisant des actes d'ostéopathie animale, Arrête : Art. 1er. – Le présent arrêté fixe les conditions dans lesquelles les personnes mentionnées à l'article D. 243-7 du code rural et de la pêche maritime sont réputées détenir les connaissances et savoir-faire nécessaires à la maîtrise des compétences exigées pour la réalisation d'actes d'ostéopathie animale. Art. 2. – Le conseil national de l'ordre des vétérinaires reçoit et examine les demandes de candidature pour l'inscription à l'épreuve d'aptitude mentionnée au I de l'article D. 243-7 du code rural et de la pêche maritime, et les demandes de reconnaissance des qualifications professionnelles des personnes mentionnées à l'article R. 204-1 et au II de l'article D. 243-7 précité. Il est responsable de l'organisation et du déroulement de l'épreuve d'aptitude mentionnée au I de l'article D. 243-7, dont il établit le règlement. Ce règlement fixe le calendrier de dépôt des candidatures et des épreuves, la composition du dossier de candidature, les coefficients des épreuves et le tarif d'inscription. Il publie ces dispositions sur son site internet. Art. 3. – I. – Le jury compétent pour l'épreuve d'aptitude est composé : – d'un représentant du président du conseil national de l'ordre des vétérinaires ou son suppléant ; – de deux vétérinaires pratiquant l'ostéopathie vétérinaire, titulaires du diplôme inter-écoles d'ostéopathie vétérinaire (titulaires ou suppléants), désignés par le conseil national de l'ordre des vétérinaires ; – de deux personnes non vétérinaires inscrites sur la liste prévue au 12o de l'article L. 243-3 susvisé (titulaires ou suppléants) désignées par le conseil national de l'ordre des vétérinaires – d'un enseignant-chercheur d'une des écoles nationales vétérinaires (titulaire ou suppléant) désigné par le conseil national de l'ordre des vétérinaires. Il est présidé par le président du conseil national de l'ordre des vétérinaires ou son représentant, qui dispose d'une voix prépondérante. Il est constitué pour une durée de trois ans. II. – Après délibération, le jury fournit au conseil national de l'ordre des vétérinaires la liste des candidats ayant satisfait à l'épreuve d'aptitude, y compris des personnes mentionnées au premier alinéa de l'article 7 du présent arrêté, pour que celui-ci procède à leur inscription sur le registre national d'aptitude prévu au III de l'article D. 243-7 du code rural et de la pêche maritime. Art. 4. – Sans préjudice des dispositions de l'article 2 du décret no 2017-573 du 19 avril 2017 susvisé, peuvent accéder à l'épreuve d'aptitude les candidats ayant obtenu une note au moins égale à 10 sur 20 à l'épreuve d'admissibilité. Art. 5. – L'épreuve écrite d'admissibilité est un questionnaire à choix multiples. Ce questionnaire à choix multiples porte sur les connaissances en biologie, en anatomie, en physiologie et en matière de maladies, des espèces habituellement présentées en consultation d'ostéopathie animale, et les compétences nécessaires pour : 1o Adopter une posture professionnelle conforme aux normes légales, réglementaires et déontologiques applicables à l'ostéopathie animale ; 2o Recueillir, hiérarchiser et synthétiser des données afin de déterminer les manipulations ostéopathiques adaptées ; 3o Reconnaître les signes cliniques des principales maladies et troubles qui concernent les espèces vivant habituellement dans l'Union européenne, et les dangers sanitaires définis à l'article L. 201-1 du code rural et de la pêche maritime ; 4o Evaluer la pertinence d'une prise en charge par un vétérinaire. Art. 6. – I. – L'épreuve pratique d'admission est une démonstration sur deux espèces animales, un carnivore domestique et une espèce de grande taille à choisir par le candidat entre grands ruminants et équidés. Elle a pour objectif de vérifier que les personnes pratiquant des actes ostéopathie animale sont en capacité : 1o D'aborder et de contenir un animal en toute sécurité pour l'animal et pour les personnes présentes, dans le respect des règles du bien-être animal et de l'éthique, de donner toutes les instructions pour se faire aider de façon efficace ; 2o De procéder à l'anamnèse et mettre en œuvre des tests en adéquation avec la sémiologie clinique spécifique à l'ostéopathie animale afin d'établir des propositions de manipulations ostéopathiques ; 3o D'identifier les cas nécessitant une prise en charge par un vétérinaire et en s'abstenant de toute manipulation pouvant aggraver l'état de l'animal, porter préjudice au diagnostic d'une affection intercurrente, notamment d'une maladie légalement réputée contagieuse ; 4o De savoir en référer au professionnel compétent et disposant des moyens techniques nécessaires, autant que de besoin ; 5o De mettre en œuvre les manipulations ostéopathiques adaptées ; 6o De savoir donner les consignes de suivi et de rééducation de l'animal permettant d'optimiser le résultat de la manipulation ; 7o De démontrer la connaissance d'une éthique professionnelle respectant la confiance du propriétaire. II. – La première partie de l'épreuve pratique comprend : 1o La conduite du recueil des commémoratifs et l'examen d'un animal au regard de la sémiologie clinique spécifique à l'ostéopathie ; 2o La formulation de propositions de manipulation ostéopathique ; 3o L'élaboration de recommandations. III. – La deuxième partie de l'épreuve pratique comprend : 1o La réalisation pratique de manipulations demandées par l'examinateur ; 2o L'analyse et la discussion d'une situation rencontrée communément. Art. 7. – Lorsque, conformément aux articles R. 204-1 et R. 204-3 du code rural et de la pêche maritime, le conseil national de l'ordre des vétérinaires décide de soumettre un professionnel, mentionné au II ou au III de l'article D. 243-7 du même code, à une épreuve d'aptitude, celle-ci porte sur tout ou partie des épreuves prévues aux articles 5 et 6 du présent arrêté, selon les connaissances, aptitudes et compétences manquantes du demandeur. Lorsqu'un professionnel mentionné au II de l'article D. 243-7 précité est soumis à un stage d'adaptation, celui-ci fait l'objet d'une convention entre le demandeur et un ostéopathe inscrit sur la liste prévue au 12o de l'article L. 243-3 du code rural et de la pêche maritime, qui en précise le contenu et le déroulement, en fonction des connaissances, aptitudes et compétences manquantes du demandeur. Cette convention est soumise à l'approbation du conseil national de l'ordre des vétérinaires. Art. 8. – Par dérogation au I de l'article 3 du présent arrêté, et jusqu'au 31 décembre 2017, le jury compétent pour l'épreuve d'aptitude peut ne pas comporter de personnes non vétérinaires inscrites sur la liste prévue au 12o de l'article L. 243-3 du code rural et de la pêche maritime. Art. 9. – Le directeur général de l'enseignement et de la recherche est chargé de l'exécution du présent arrêté, qui sera publié au Journal officiel de la République française. Fait le 19 avril 2017. Pour le ministre et par délégation : Le directeur général de l'enseignement et de la recherche, P. VINÇON
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    23 avril, par Ostéo4pattes-Vetosteo
    2 décrets, un arrêté font suite à l'ordonnance. La rédaction de l'ostéo4pattes ne les commentera pas, par contre tout commentaire ou critique construite envoyé à la rédaction sera publié. Arrêté du 19 avril 2017 précisant les conditions selon lesquelles les personnes mentionnées à l'article D. 243-7 du code rural et de la pêche maritime sont réputées détenir les connaissances et savoir-faire nécessaires à la maîtrise des compétences exigées pour la réalisation d'actes d'ostéopathie animale. NOR : AGRE1705956A Le ministre de l'agriculture, de l'agroalimentaire et de la forêt, porte-parole du Gouvernement, Vu la directive 2005/36/CE du Parlement européen et du Conseil du 7 septembre 2005 relative à la reconnaissance des qualifications professionnelles, modifiée en dernier lieu par la directive 2013/55/UE du Parlement européen et du Conseil du 20 novembre 2013 ; Vu le code rural et de la pêche maritime, notamment le chapitre IV du titre préliminaire de son livre II et ses articles L. 243-3 et D. 243-7 ; Vu le décret no 2017-573 du 19 avril 2017 relatif aux compétences exigées des personnes réalisant des actes d'ostéopathie animale, Arrête : Art. 1er. – Le présent arrêté fixe les conditions dans lesquelles les personnes mentionnées à l'article D. 243-7 du code rural et de la pêche maritime sont réputées détenir les connaissances et savoir-faire nécessaires à la maîtrise des compétences exigées pour la réalisation d'actes d'ostéopathie animale. Art. 2. – Le conseil national de l'ordre des vétérinaires reçoit et examine les demandes de candidature pour l'inscription à l'épreuve d'aptitude mentionnée au I de l'article D. 243-7 du code rural et de la pêche maritime, et les demandes de reconnaissance des qualifications professionnelles des personnes mentionnées à l'article R. 204-1 et au II de l'article D. 243-7 précité. Il est responsable de l'organisation et du déroulement de l'épreuve d'aptitude mentionnée au I de l'article D. 243-7, dont il établit le règlement. Ce règlement fixe le calendrier de dépôt des candidatures et des épreuves, la composition du dossier de candidature, les coefficients des épreuves et le tarif d'inscription. Il publie ces dispositions sur son site internet. Art. 3. – I. – Le jury compétent pour l'épreuve d'aptitude est composé : – d'un représentant du président du conseil national de l'ordre des vétérinaires ou son suppléant ; – de deux vétérinaires pratiquant l'ostéopathie vétérinaire, titulaires du diplôme inter-écoles d'ostéopathie vétérinaire (titulaires ou suppléants), désignés par le conseil national de l'ordre des vétérinaires ; – de deux personnes non vétérinaires inscrites sur la liste prévue au 12o de l'article L. 243-3 susvisé (titulaires ou suppléants) désignées par le conseil national de l'ordre des vétérinaires – d'un enseignant-chercheur d'une des écoles nationales vétérinaires (titulaire ou suppléant) désigné par le conseil national de l'ordre des vétérinaires. Il est présidé par le président du conseil national de l'ordre des vétérinaires ou son représentant, qui dispose d'une voix prépondérante. Il est constitué pour une durée de trois ans. II. – Après délibération, le jury fournit au conseil national de l'ordre des vétérinaires la liste des candidats ayant satisfait à l'épreuve d'aptitude, y compris des personnes mentionnées au premier alinéa de l'article 7 du présent arrêté, pour que celui-ci procède à leur inscription sur le registre national d'aptitude prévu au III de l'article D. 243-7 du code rural et de la pêche maritime. Art. 4. – Sans préjudice des dispositions de l'article 2 du décret no 2017-573 du 19 avril 2017 susvisé, peuvent accéder à l'épreuve d'aptitude les candidats ayant obtenu une note au moins égale à 10 sur 20 à l'épreuve d'admissibilité. Art. 5. – L'épreuve écrite d'admissibilité est un questionnaire à choix multiples. Ce questionnaire à choix multiples porte sur les connaissances en biologie, en anatomie, en physiologie et en matière de maladies, des espèces habituellement présentées en consultation d'ostéopathie animale, et les compétences nécessaires pour : 1o Adopter une posture professionnelle conforme aux normes légales, réglementaires et déontologiques applicables à l'ostéopathie animale ; 2o Recueillir, hiérarchiser et synthétiser des données afin de déterminer les manipulations ostéopathiques adaptées ; 3o Reconnaître les signes cliniques des principales maladies et troubles qui concernent les espèces vivant habituellement dans l'Union européenne, et les dangers sanitaires définis à l'article L. 201-1 du code rural et de la pêche maritime ; 4o Evaluer la pertinence d'une prise en charge par un vétérinaire. Art. 6. – I. – L'épreuve pratique d'admission est une démonstration sur deux espèces animales, un carnivore domestique et une espèce de grande taille à choisir par le candidat entre grands ruminants et équidés. Elle a pour objectif de vérifier que les personnes pratiquant des actes ostéopathie animale sont en capacité : 1o D'aborder et de contenir un animal en toute sécurité pour l'animal et pour les personnes présentes, dans le respect des règles du bien-être animal et de l'éthique, de donner toutes les instructions pour se faire aider de façon efficace ; 2o De procéder à l'anamnèse et mettre en œuvre des tests en adéquation avec la sémiologie clinique spécifique à l'ostéopathie animale afin d'établir des propositions de manipulations ostéopathiques ; 3o D'identifier les cas nécessitant une prise en charge par un vétérinaire et en s'abstenant de toute manipulation pouvant aggraver l'état de l'animal, porter préjudice au diagnostic d'une affection intercurrente, notamment d'une maladie légalement réputée contagieuse ; 4o De savoir en référer au professionnel compétent et disposant des moyens techniques nécessaires, autant que de besoin ; 5o De mettre en œuvre les manipulations ostéopathiques adaptées ; 6o De savoir donner les consignes de suivi et de rééducation de l'animal permettant d'optimiser le résultat de la manipulation ; 7o De démontrer la connaissance d'une éthique professionnelle respectant la confiance du propriétaire. II. – La première partie de l'épreuve pratique comprend : 1o La conduite du recueil des commémoratifs et l'examen d'un animal au regard de la sémiologie clinique spécifique à l'ostéopathie ; 2o La formulation de propositions de manipulation ostéopathique ; 3o L'élaboration de recommandations. III. – La deuxième partie de l'épreuve pratique comprend : 1o La réalisation pratique de manipulations demandées par l'examinateur ; 2o L'analyse et la discussion d'une situation rencontrée communément. Art. 7. – Lorsque, conformément aux articles R. 204-1 et R. 204-3 du code rural et de la pêche maritime, le conseil national de l'ordre des vétérinaires décide de soumettre un professionnel, mentionné au II ou au III de l'article D. 243-7 du même code, à une épreuve d'aptitude, celle-ci porte sur tout ou partie des épreuves prévues aux articles 5 et 6 du présent arrêté, selon les connaissances, aptitudes et compétences manquantes du demandeur. Lorsqu'un professionnel mentionné au II de l'article D. 243-7 précité est soumis à un stage d'adaptation, celui-ci fait l'objet d'une convention entre le demandeur et un ostéopathe inscrit sur la liste prévue au 12o de l'article L. 243-3 du code rural et de la pêche maritime, qui en précise le contenu et le déroulement, en fonction des connaissances, aptitudes et compétences manquantes du demandeur. Cette convention est soumise à l'approbation du conseil national de l'ordre des vétérinaires. Art. 8. – Par dérogation au I de l'article 3 du présent arrêté, et jusqu'au 31 décembre 2017, le jury compétent pour l'épreuve d'aptitude peut ne pas comporter de personnes non vétérinaires inscrites sur la liste prévue au 12o de l'article L. 243-3 du code rural et de la pêche maritime. Art. 9. – Le directeur général de l'enseignement et de la recherche est chargé de l'exécution du présent arrêté, qui sera publié au Journal officiel de la République française. Fait le 19 avril 2017. Pour le ministre et par délégation : Le directeur général de l'enseignement et de la recherche, P. VINÇON